« La peinture est entrée par effraction 
A coup de bélier
Un tronc d’arbre
Le tronc d’arbre qui fonctionne éloigne de l’humain en même temps qu’il le traverse en emportant avec lui un morceau de chair
La peinture faite, le tronc n’importe plus
Il est l’invisible support
C’est une sorte de corps chaotique, confus, hybride, incertain
On ne sait pas précisément ce que c’est mais ça frappe
La force de ce trouble est le point de départ
Le reste c’est le travail de peinture

Lors d’un voyage dans les Pouilles Italiennes en 2012, Florent Mabilat  découvre de très vieux oliviers dont le tronc apparait fonctionner telle une matière invraisemblable, entre l’argile malléable et la pellicule cinématographique, capable d’enregistrer sur toute la durée de sa très lente croissance l’émanation de vie environnante et de la restituer en un seul geste.

A partir de cette expérience frappante, le tronc de certains arbres devient le support d’une recherche picturale sur une forme de corps susceptible d’ouvrir de nouvelles voies à la sensation. Les formats sont choisis afin d’établir, tant pour celui qui fait que celui qui voit, un rapport à la peinture à l’échelle du corps humain. La réalisation des toiles par séries permet d’explorer la question du point de vue et de mettre en place entre elles une relation de jeu, d’écho et de tension.

Shadow

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